Vincent Hugueux, journaliste de L’Express, nous livre mercredi 9 décembre 2009 un article consacré à l’expulsion d’Eric Bosc, premier secrétaire à l’ambassade de France à Lomé, dans un pur style stephensmithien.
On apprend notamment que la décision serait "soudaine, maladroite et contre-productive, signe "avant tout de la fébrilité du pouvoir togolais". On se demande ce qui autorise Vincent Hugueux à une telle liberté de commentaire.
Selon le journaliste de L’Express, le président togolais verrait d’un mauvais oeil la proximité affichée entre Eric Bosc et Kofi Yamgnane, candidat déclaré à l’élection présidentielle à venir de février 2010. Pourtant, nous assure Vincent Hugueux, les deux hommes ne partagent "qu’un attachement commun à la Bretagne".
Quant aux raisons profondes de l’animosité du pouvoir togolais à l’égard de Yamgane, elle serait liée à Pascal Bodjona, ministre d’Etat, en charge de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, qu’une "une animosité profonde et réciproque oppose au revenant Yamgnane".
Un "témoin privilégié" vient complaisamment confirmer que c’est la paranoïa présidentielle qui est la cause de cet incidepnt diplomatique. Selon ce courageux anonyme, "Kofi Yamgnane est un peu un ovni dont l’irruption sur l’avant-scène agace et inquiète en haut-lieu. D’autant qu’il parle beaucoup, et sur un mode incisif. Au fond, il est de bonne guerre de chercher à le disqualifier en le faisant passer pour le poulain de Paris."
Kofi Yamgnane a été secrétaire d’Etat à l’Intégration sous François Mitterrand, puis député du Finistère et maire de Saint-Coulitz. Voir derrière sa candidature la main de la France, dans un pays que Paris continue de traiter comme une colonien serait-il si farfelu ?
